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Le monde a besoin de nous

1 juil.
2 min de lecture

Je ne m'aventurerai pas à décrire le monde dans lequel nous vivons.

Ses incohérences.

Ses excès.

Ses déconnexions.

J'ai fait le choix de le regarder autrement.

Comme le miroir de ce qui se joue d'abord à l'intérieur de chacun de nous.

Mon chemin m'aura appris une chose.

Nous ne pouvons pas transformer durablement le monde extérieur sans accepter de nous rencontrer intérieurement.

C'est ce chemin que je propose aujourd'hui.

Celui d'une reconnexion à soi.

À son corps.

À son cœur.

Au vivant.

Mais ce chemin ne signifie pas que chacun doit avancer au même rythme.

La vie elle-même ne fonctionne pas ainsi.

Elle oscille.

Elle cherche son équilibre.

En biologie, on parle d'homéostasie.

Un équilibre vivant, toujours en mouvement.

Je crois profondément que les grands changements ne se produisent pas lorsque tout est parfait.

Ils apparaissent lorsque la balance commence doucement à pencher.

Un pas.

Puis un autre.

Chaque geste compte.

Chaque choix compte.

Chaque pourcentage supplémentaire rapproche un peu plus d'un point de bascule.

C'est cette conviction qui m'a donné envie de soutenir des associations.

Parce que je crois que prendre soin de soi et prendre soin du monde ne sont pas deux démarches différentes.

Elles participent du même mouvement.

Le Mouvement Colibris me touche profondément.

J'y retrouve cette idée simple que chacun peut faire sa part.

J'ai eu la chance de rencontrer Pierre Rabhi.

Son regard sur le vivant, sa sobriété et sa manière d'habiter le monde continuent de résonner en moi.

Ils me rappellent que les plus grands changements commencent souvent par les gestes les plus simples.

CARE me touche pour une autre raison.

Je crois qu'il est difficile de parler de liberté intérieure lorsque les besoins les plus essentiels ne sont pas satisfaits.

Quand la faim est présente.

Quand l'eau manque.

Quand chaque journée est consacrée à survivre.

Le corps et l'esprit n'ont plus la disponibilité nécessaire pour regarder plus loin.

Soutenir CARE, c'est participer, à mon échelle, à permettre à des femmes, des hommes et des enfants de retrouver les conditions nécessaires pour vivre, avant même de pouvoir rêver.

Au fond, ces deux associations racontent la même histoire.

L'une agit sur les conditions extérieures.

L'autre invite à transformer notre manière d'habiter le monde.

Entre les deux, je retrouve le chemin que j'essaie moi-même de suivre.

Celui qui nous accompagne, pas à pas, de la survie vers la vie.

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