L'ordre du vivant
En observant la ruche, une évidence s'est imposée à moi.
Les vérités qui animent une colonie d'abeilles jouent le même rôle que les vérités qui nous animent.
Encore faut-il y être connecté.
Lorsqu'une abeille reste fidèle à sa nature, elle participe naturellement à l'équilibre de la ruche.
Elle n'essaie pas de devenir une autre abeille.
Elle exprime pleinement ce qu'elle est.
Je crois qu'il en est de même pour nous.
Nous cherchons souvent l'équilibre en modifiant notre environnement, en changeant de travail, de relation, de lieu de vie ou de stratégie.
Ces changements peuvent être nécessaires.
Mais ils ne suffisent pas toujours.
Car le véritable équilibre naît lorsque nous retrouvons les vérités qui nous animent.
Des vérités qui ne sont pas des croyances.
Ni des règles imposées.
Mais des repères qui remettent naturellement chacune de nos facettes à sa juste place.
Lorsque nous nous en éloignons, un déséquilibre apparaît.
Nous compensons.
Nous résistons.
Nous luttons.
Puis, sans même nous en rendre compte, nous nous éloignons un peu plus de nous-mêmes.
À l'inverse, lorsque nous nous reconnectons à ces vérités, quelque chose se remet en mouvement.
L'équilibre ne se construit plus dans l'effort.
Il émerge naturellement.
Comme dans la ruche.
Je ne prétends pas détenir toutes ces vérités.
Je continue encore aujourd'hui à les découvrir, à les éprouver et parfois même à les remettre en question.
Mais une chose est devenue une évidence au fil de mon chemin.
Le vivant possède un ordre.
Nous en faisons partie.
Et plus j'apprends à observer cet ordre, plus je découvre qu'il éclaire notre propre fonctionnement.
Peut-être que notre plus grand défi n'est pas de devenir quelqu'un d'autre.
Peut-être est-il simplement de nous reconnecter à ce que nous sommes déjà.




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